Avec la chute de l’euro, beaucoup d’acteurs de la chaîne du livre craignent de tirer la langue (française) dès maintenant et à jamais. D’un côté, un lecteur ne veut pas payer son livre en francs suisses plus cher qu’en euros, et de l’autre, les libraires craignent de perdre trop d’argent si la marge qu’ils perçoivent s’applique sur des prix désormais trop bas. C’est la bouteille à encre. Raisonnons : je viens d’acheter un numéro de l’OBS à 6.20 CHF alors qu’en euros il coûte 3.90, soit 1,59 fois de moins qu’en Suisse. Il n’y a donc pas que le prix du bouquin qui prenne l’ascenseur, comme le croit le lecteur lambda qui s’insurge contre ces rapaces à croix blanche agrippés aux réassorts. Oui mais et le pouvoir d’achat ? Le salaire minimum en Suisse est estimé à environ 4’000 CHF alors qu’en France on est aux environs de 1’460 euros, 2,75 fois moins. Quand un livre arrive en Suisse depuis la France, il est pris en charge jusqu’à votre table de nuit par des salariés qui sont payés 2,75 fois plus que leurs collègues d’outre Jura. Ça doit bien se reporter quelque part.

Alors, chers lectrices et lecteurs, acceptez que le livre en Suisse soit un peu plus cher qu’en France et fréquentez les acteurs locaux. Ils sont accueillants, ils adorent les livres, qu’ils les éditent ou qu’ils les vendent, ils ouvrent leurs coeurs et partagent leurs coups. Il y en a plus de vingt sur ce stand et ils se réjouissent de vous recommander l’auteur et la table ronde qui mettront du bleu à votre matière grise, ou le verre qui vous la fera voir en rose.

Gabriel de Montmollin
Président du Cercle 

Le Cercle de la librairie et de l’édition remercie ses partenaires: la République et Canton de Genève, le Département de l’instruction publique, de la culture et du sport (DIP), la Loterie Romande, et le Salon du livre.

15h-15h45
«Le petit chaperon rouge» vernissage et lecture (éd. Notari)

Joanna Concejo (illustratrice) s’appro- prie avec une belle maîtrise l’histoire du petit chaperon rouge, présentée dans ce nouvel album dans ses deux versions «canoniques» de Charles Per- rault et des frères Grimm. La comédienne Maria Mettral nous livrera quelques extraits.

16h-17h
Inauguration du Stand du Cercle de la Librairie et de l’Edition
de Genève

15h30-16h30
Russie – Suisse dans l’entre-deux- guerres : ruptures et contacts
table ronde (éd. des Syrtes & Georg)

Les éd. Georg et les éd. des Syrtes s’associent pour une table ronde historique animée par leurs auteurs respectifs, Jean-François Fayet et Nicolas Ross. Les deux historiens débattront de la période de fortes tensions dans les relations entre la Suisse et la Russie, découlant de l’assassinat, le 10 mai 1923, de l’observateur soviétique à la Conférence de Lausanne sur les détroits, Vaclav Vorovski, par Maurice Conradi, un Suisse de Russie ayant servi comme officier dans l’armée blanche de Wrangel. S’ensuit le procès des assassins, qui se transforme en réquisitoire contre la Russie rouge, et marque l’hostilité des Suisses envers la Russie. Laurence Di Felix modérera le débat.

17h-18h
L’écologie, une religion ? table ronde (éd. Labor et Fides)
L’engagement à protéger l’environnement passe-t-il par une conversion de type religieux ? Les écologistes purs et durs sont-ils en train de resacraliser la nature après trois siècles de rationalisme ? Et d’ailleurs, le christianisme n’a-t-il pas encouragé le saccage de la nature en plaçant l’être humain au centre de l’univers ? A ces questions et d’autres, Philippe Roch et Michel-Maxime Egger répondent, en dialogue avec Gabriel de Montmollin. 

11h-12h
Comment photographier le sacré ? dialogue (éd. Labor et Fides)

Les comportements religieux sont des sujets sensibles. Ils ne s’exposent pas spontanément à la lumière car ils participent souvent de l’intime et parfois, le retrait dans un monde tout de discrétion est lui-même un acte spirituel. Interrogé par Gabriel de Montmollin, le photographe genevois Patrick Gillèron Lopreno raconte comment il a réussi à immortaliser l’intimité de moniales et de moines de Suisse. Son livre «Monastères» restitue avec art et respect ce qui jamais ne se montre de la vie monastique.

13h-14h
Dance, Music, Text, Romance ! performance (éd. art&fiction)

Les éd. art&fiction réunissent huit auteur-(e)s et un guitariste pour une slam-session collective et farfelue. Quel est le plus petit dénominateur commun entre les auteur(e)s d’une maison d’édition ? S’ils ne peuvent le dire, espérons qu’ils pourront le danser… Avec Adrien Lièvre (guitare), Flynn Maria Bergmann, Julien Burri, Marisa Cornejo, Pascale Favre, Philippe Fretz, Florence Grivel, Anne Rochat et Thomas Schunke.

14h30-15h30
Le témoignage, pierre d’angle de la reconstruction
débat (éd. IES & MétisPresses)

Le XXe siècle a été marqué par des expériences génocidaires qui ont laissé des traces indélébiles, tant chez les individus que dans les histoires collectives ou les organisations politiques. Comment se relève-t-on de tels traumas ? Cette table ronde sera animée par Jean Richard, en présence de Roland Junod, Stefan Kristensen, Yves Laplace et Michèle Fleury-Seemüller.

15h45-16h45
«Genève fait de l’esprit»conférence (éd. Plan Vert)

En parallèle à l’exposition de la Villa Dutoit, du 24 avril au 17 mai 2015 et dans le cadre du bicentenaire de l’entrée de Genève dans la Confédération suisse (sous l’égide de GE200.CH), Yvan Hostettler propose un exercice d’impertinence citoyenne en présentant les affiches et dessins originaux de dessinateurs presse et BD suite à la parution de son livre aux Editions Plan Vert «Genève fait de l’esprit».

17h-18h
«L’erreur judiciaire, regards croisés sur ses contours et ses causes potentielles» débat (éd. Schulthess)

L’erreur judiciaire fait peur, choque et occupe une place à part dans l’imagerie liée aux grandes affaires criminelles. Comment un innocent peut-il se retrouver en prison ? Un coupable rester en liberté ?
Nathalie Dongois, enseignante à l’Université de Lausanne et auteur de «L’erreur judiciaire en matière pénale, regards croisés sur ses contours et ses causes potentielles», ouvrira la discussion et s’interrogera notamment sur le fait de savoir si toute erreur peut être qualifiée d’erreur judiciaire. Des praticiens confronteront ensuite leurs expériences respectives.

18h30-19h30
La satire littéraire : jusqu’où peut-on tout dire ?
table ronde

Peut-on «assassiner» Oskar Freysinger, mettre Eric Stauffer au pouvoir, parler de sexe aux moins de 18 ans ou encore critiquer l’humanitaire dans la littérature ? Peut-on tout écrire en toute quiétude et liberté d’expression ? La critique littéraire sera discutée par Philippe Vandel, Bastien Fournier, Laure Lugon et Mark Levental, le tout modéré par le journaliste Pascal Schouwey.

20h-21h
« Blackout »
lecture (éd. Entremonde)

«Blackout» de Nanni Balestrini apparaît comme le poème épique de la saison des révoltes des années 70. Jérôme Richer le présente comme un «concert de rock» accompagné par Vincent Bertholet (de l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp) à la contrebasse. 

11h-12h
« Masques »
lectures (éd. Encre Fraîche)

Comme chaque année, un recueil de nouvelles paraîtra au Salon du Livre, contenant les textes lauréats du concours « Masques » lancé au Salon l’année dernière par les éd. Encre Fraîche, qui proposent une lecture poétique et masquée pour l’occasion.

12h30-13h30
Critique littéraire : l’édition romande est-elle maudite ?
table ronde

La critique littéraire compte dans le succès ou non d’un livre. Une recension négative vaut mieux qu’un silence médiatique, prétendent les connaisseurs. Mais aujourd’hui, qu’est-ce qui fait le succès d’un auteur et d’une œuvre ? Les médias sont-ils si importants que cela ? Et à cet égard, les critiques romands n’en font-ils pas trop pour les stars françaises par rapport aux gloires locales ? Modérés par Gabriel de Montmollin, Isabelle Falconnier (L’Hebdo), Eleonore Sulser (Le Temps) et Marianne Grosjean (Tribune de Genève) évoquent le rôle et l’avenir de la critique littéraire dans les médias. 

13h45-14h45
Qu’est ce qu’on gagne à gagner des prix ?
table ronde

Guillaume Rihs est le nouveau lauréat du Prix des écrivains genevois. Il y a quatre ans, Joël Dicker remportait la même récompense pour son 1er roman et a vendu plus d’un million et demi d’exemplaires de son 2eme roman. Coïncidence ou catalyseur ? L’importance des prix littéraires sera discutée par Alexis Jenni (Prix Goncourt 2011), Jean-Michel Olivier (Prix Interallié 2010), Guillaume Rihs (lauréat du Prix des écrivains genevois 2014), Caroline Coutau (directrice des éd. Zoé), Marcelin Vounda Etoa (directeur des éd. CLE) et Pascal Schouwey (journaliste et modérateur).

15h30-16h30
Archéologie des Neiges de DamasPerformance (éd. Zoé & AJAR)

Un hiver dans les sous-sols du musée national de Damas avec pour seule compagnie un professeur en polaire, un doctorant un peu geek et des centaines de tablettes vieilles de trois mille ans. Aude Seigne a écrit Les Neiges de Damas comme «un livre contre l’obligation de conclure», une quête générationnelle parmi les chantiers de l’existence. Bienvenue dans ceux de l’écriture ! Secondée par quelques archéologues du dimanche recrutés dans les rangs du collectif AJAR, la jeune auteure monte sur scène avec son matériel de fouille.

17h-18h
«Je ne laisserai jamais dire que ce n’est pas la plus belle chanson du monde »
performance (éd. Cousu Mouche)

Un cri du coeur partagé par une petite centaine de passionnés sur le blog créé par l’association La Teuf et les éditions Cousu Mouche. Ce blog est aujourd’hui un livre qui réunit les plaidoiries les plus variées ayant pour point commun la sincérité et une to- tale absence de tabous musicaux. Des Sex Pistols à Georges Brassens, d’Alain Bashung à Lucienne Boyer, ces coups de foudre musicaux ratissent large. Des auteurs prendront le micro pour chanter l’air adoré… On entendra notamment Loraine Félix, Lizzie, Guillaume Pidancet (Capitaine etc.), Zedrus et Patrick Fellay (Charlotte parfois). D’autres liront le texte qu’ils ont consacré à leur «plus belle chanson du monde». Fred Bocquet, Christophe Henchoz, Eugène Mithar, Olivier Chapuis et Sylvain Thévoz sont d’ores et déjà annoncés. 

11h-12h
De sAbles à samiZdat, la poésie en résistance
lectures (éd. des Sables & Samizdat)

Face au blablabla, face au ronron, face aux langues de bois, face au fric, au fracas des armes, fragile et nue, la poésie.

Sans tambours ni trompettes, les poètes : Jean-Claude Parmelin, Alexandre Caldara, Eliane Vernay, Claire Krähenbühl, Jean-Marc Denervaud et Sylvain Thévoz.

 

13h-14h
Une histoire de Genève qui revisite les clichés ?
table ronde (éd. Alphil)

L’«Histoire de Genève» récemment publiée par Mathieu Caesar, Corinne Walker et Olivier Perroux revisite plusieurs clichés de l’histoire genevoise. La ville médiévale s’est-elle toujours méfiée des Savoyards ? La ville de Calvin a-t-elle été cette ville austère, privée de divertissements que l’on se plaît souvent à décrire ? L’histoire des 19e et 20e siècles permet-elle de comprendre les débats d’aujourd’hui sur l’aménagement du territoire et la construction de logements ? Voici quelques-unes des questions qui sont visitées dans les trois petits livres illustrés composant cette nouvelle «Histoire de Genève» et qui feront l’objet de ce débat.

14h40-15h30
«La femme provisoire» dialogue (éd. Zoé)

Dialogue entre Anne Brécart, à propos de son livre La femme provisoire à paraître aux éditions Zoé, et Geneviève Bridel.

Dans le Berlin des années quatre-vingt, une jeune femme qui vient de subir un avortement avec une nonchalance qui s’avèrera trompeuse, marche de longues heures solitaires dans la ville. Quelque chose se passe. Elle rencontre Javier, jeune homme étranger comme elle, dont elle apprivoise progressivement le nourrisson de quelques mois…
Dans son nouveau roman, l’écrivaine genevoise Anne Brécart évoque les ressorts intimes et troubles de la maternité. Une question au cœur de la construction contemporaine des identités.

16h-17h
Tubatexte
performance (éd. d’autre part)

La rencontre d’un mot et d’une note. Un mot qui claque, un mot qui chante, un mot qui grince. Une note qui exprime, une note qui s’explique, une note qui cause.

C’est la rencontre d’une poésie et d’un instrument. Une poésie qui scande, une poésie qui swingue, une poésie qui syncope. Un instrument qui clame, un instrument qui déchire, un instrument qui harangue.

La poésie de Pierre-André Milhit et le tuba de Stéphane Métrailler ont des choses à se dire. Des choses à vous dire. 

Les éditeurs

Editions Art & Fiction
Editions Atrabile
Editions Cousu Mouche
Editions d’autre part
Editions des Sables
Editions Drozophile
Editions Encre Fraîche
Editions Entremonde
Editions Georg
Editions Héros-Limite
Editions La Baconnière
Editions Labor et Fides
Editions des Sauvages
Editions MétisPresses
Editions Notari
Editions Samizdat
Editions des Syrtes
Editions Heuwinkel
Editions du Mamco
Editions Plan Vert
Editions Schulthess

Les librairies

Librairie Albatros
Librairie Livresse

Les diffuseurs

Avec Plaisir Diffusion

 

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