SALON DU LIVRE 2015

Avec la chute de l’euro, beaucoup d’acteurs de la chaîne du livre craignent de tirer la langue (française) dès maintenant et à jamais. D’un côté, un lecteur ne veut pas payer son livre en francs suisses plus cher qu’en euros, et de l’autre, les libraires craignent de perdre trop d’argent si la marge qu’ils perçoivent s’applique sur des prix désormais trop bas. C’est la bouteille à encre. Raisonnons : je viens d’acheter un numéro de l’OBS à 6.20 CHF alors qu’en euros il coûte 3.90, soit 1,59 fois de moins qu’en Suisse. Il n’y a donc pas que le prix du bouquin qui prenne l’ascenseur, comme le croit le lecteur lambda qui s’insurge contre ces rapaces à croix blanche agrippés aux réassorts. Oui mais et le pouvoir d’achat ? Le salaire minimum en Suisse est estimé à environ 4’000 CHF alors qu’en France on est aux environs de 1’460 euros, 2,75 fois moins. Quand un livre arrive en Suisse depuis la France, il est pris en charge jusqu’à votre table de nuit par des salariés qui sont payés 2,75 fois plus que leurs collègues d’outre Jura. Ça doit bien se reporter quelque part.

Alors, chers lectrices et lecteurs, acceptez que le livre en Suisse soit un peu plus cher qu’en France et fréquentez les acteurs locaux. Ils sont accueillants, ils adorent les livres, qu’ils les éditent ou qu’ils les vendent, ils ouvrent leurs coeurs et partagent leurs coups. Il y en a plus de vingt sur ce stand et ils se réjouissent de vous recommander l’auteur et la table ronde qui mettront du bleu à votre matière grise, ou le verre qui vous la fera voir en rose.

Gabriel de Montmollin
Président du Cercle 

Le Cercle de la librairie et de l’édition remercie ses partenaires: la République et Canton de Genève, le Département de l’instruction publique, de la culture et du sport (DIP), la Loterie Romande, et le Salon du livre.

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